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Bientôt la fin de la voiture de société en entreprise ?

15 Fév 2019

Le véhicule de société a-t-il encore un bel avenir en entreprise ? Malgré l’émergence de nouvelles mobilités, il reste le moyen indispensable de déplacement entre les zones urbaines, péri-urbaines et rurales ! Et si le partage était l’avenir de la voiture de fonction ?

Le véhicule de société face à l’avènement des solutions de mobilité partagées

Avec l’essor des véhicules (vélos, trottinettes ou voitures) en partage ou en free-floating, la mutualisation des usages des moyens de transports a le vent en poupe.

De ce fait, on est en droit de se poser très sérieusement la question suivante : Quel avenir pour la voiture individuelle ? C’est encore plus vrai en entreprise, où l’on estime qu’un véhicule de fonction peut passer jusqu’à 95% de son temps au parking !

C’est la raison pour laquelle, de plus en plus d’entreprises s’interrogent sur la mutualisation des véhicules professionnels. En effet, on estime qu’une voiture partagée peut se substituer à neufs véhicules en circulation. Ce qui représente une source d’économies substantielles.

A Paris ou dans les grandes villes de France, la voiture est déjà une espèce en voie de disparition… D’après une étude de l’Insee parue en Juin 2017 (données datées de 2014), le taux d’équipement des ménages parisiens en automobile était seulement de 36.8%. Quoi qu’il en soit, la mairie de Paris envisage de bannir la voiture thermique à l’horizon 2030.

Paris ayant déjà le taux le plus faible comparé à toutes les régions françaises, la disparition de la voiture individuelle dans la capitale semble vraisemblable. A l’inverse, se passer de voiture en Région parisienne ou en province parait encore utopique.

Mais qu’en est-il de l’autopartage en entreprise ?

L’idée est séduisante car l’autopartage est une solution qui permet d’offrir le choix aux salariés en fonction de leurs besoins personnels ou professionnels : une citadine plus facile à garer, un monospace avec un grand espace pour transporter des personnes supplémentaires ou des produits, une berline pour les rendez-vous des commerciaux, etc.

C’est également une solution qui permet à l’entreprise de profiter d’économies d’échelle en réduisant les coûts d’achats des véhicules et surtout les coûts liés à leur entretien. C’est aussi l’opportunité pour une entreprise d’engager ses collaborateurs dans un projet environnemental global.

De manière générale, la mise en place d’un parc de véhicules en autopartage suscite l’enthousiasme notamment auprès des plus jeunes. Toutefois, pour garantir le succès de la mise en place d’un dispositif de mobilité mutualisé, les gestionnaires de flotte en entreprise doivent trouver le moyen de gérer le flux des demandes des salariés, sachant que certains n’étaient jusqu’alors pas éligibles à cet avantage.

D’après l’étude du cabinet Colombus Consulting publiée en octobre 2017, le bon usage d’une solution d’autopartage présuppose une transformation culturelle au sein des entreprises. Inviter des collaborateurs à adopter de nouvelles habitudes en matière de transport implique que le gestionnaire de flotte tienne compte de plusieurs paramètres comme la fréquence de leurs déplacements, leur âge moyen, les habitudes collaboratives… Ainsi il pourra leur proposer une solution d’autopartage adaptée à leurs besoins de mobilité. La mise en place d’un tel dispositif nécessite que l’entreprise investisse en communication interne en favorisant une approche pédagogique d’accompagnement du changement.

L’autopartage implique également une transformation organisationnelle ! De ce point de vue, l’autopartage amène l’entreprise à revoir son organisation et sa politique de mobilité. Fréquence des déplacements, type de motorisation des véhicules choisi ainsi que usages en matière de déplacements sont des éléments qui définiront la complexité des processus à mettre en place. Par ailleurs, il ne faut pas négliger l’aspect technologique induit par cette transformation. En effet, partager sa flotte nécessite d’installer des boîtiers communicants, notamment pour assurer la réservation et l’ouverture des véhicules.

L’autopartage est une opportunité intéressante pour les flottes d’entreprise. D’après le cabinet Colombus Consulting, aujourd’hui, près de 9 000 véhicules de société sont partagés en France. Un chiffre qui est amené à croître dans les prochaines années. La multimodalité transversale et partagée est aujourd’hui le défi que doivent relever de concert les entreprises et les pouvoirs publics !